Optimisation fiscale canadienne : Où placer chaque dollar
Vous avez de l'argent à investir. Le mettez-vous dans votre REER, votre CELI ou un compte imposable ordinaire? La « bonne » réponse dépend de votre tranche d'imposition actuelle, de ce que vous anticipez à la retraite et si votre employeur offre de l'argent gratuit. Décortiquons tout ça.
Les trois compartiments
Le Canada vous offre trois endroits principaux pour investir, et chacun a des règles fiscales différentes. Pensez-y comme trois seaux avec des couvercles différents :
| Compte | Impôt à l'entrée | Croissance | Impôt à la sortie |
|---|---|---|---|
| REER | Déduction fiscale maintenant | Croissance à l'abri de l'impôt | Pleinement imposé comme revenu |
| CELI | Aucune déduction | Libre d'impôt | Complètement libre d'impôt |
| Imposable | Aucune déduction | Imposée annuellement | Gains en capital à 50 % d'inclusion |
Le REER vous donne un allègement fiscal aujourd'hui, mais vous impose plus tard. Le CELI utilise des dollars après impôt, mais ne vous impose plus jamais. Le compte imposable est le recours quand vous avez maximisé les deux.
Étape 1 : Toujours prendre la contrepartie de l'employeur
Si votre employeur offre une contrepartie au REER, c'est votre première priorité—point final. Une contrepartie typique est de 50 % à 100 % de vos cotisations jusqu'à un certain pourcentage de votre salaire.
L'argent gratuit d'abord : Une contrepartie de 100 % est un rendement instantané de 100 % sur votre cotisation. Aucun investissement au monde ne bat ça. Même une contrepartie de 50 % est un rendement immédiat de 50 % avant que votre argent ne fasse quoi que ce soit.
Cotisez au moins assez pour obtenir la contrepartie complète avant de mettre un seul dollar ailleurs. La manquer, c'est littéralement refuser une augmentation.
Étape 2 : REER ou CELI en premier?
C'est la grande question, et la réponse se résume à une chose : êtes-vous dans une tranche d'imposition plus élevée maintenant que ce que vous prévoyez à la retraite?
Choisissez le REER en premier quand :
- Votre taux marginal est au-dessus de 30 % (environ 55 000 $+ de revenu dans la plupart des provinces)
- Vous réinvestirez le remboursement d'impôt (c'est crucial—dépenser le remboursement tue l'avantage)
- Vous prévoyez un revenu plus bas à la retraite qu'aujourd'hui
- Vous voulez réduire le risque de récupération de la SV à la retraite par un retrait stratégique du REER
Choisissez le CELI en premier quand :
- Votre taux marginal est sous 30 % (environ moins de 55 000 $ dans la plupart des provinces)
- Vous êtes en début de carrière et prévoyez un revenu plus élevé plus tard
- Vous pourriez avoir besoin de l'argent avant la retraite (les retraits du CELI sont sans pénalité et les droits reviennent)
- Vous recevez déjà des prestations gouvernementales comme le SRG qui sont fondées sur le revenu
Exemple : Priya, gagnant 95 000 $ en Ontario
Le taux marginal de Priya est d'environ 31,5 %. Elle cotise 10 000 $ à son REER et reçoit un remboursement d'impôt de 3 150 $. Elle réinvestit ce remboursement dans son CELI. Sur 25 ans à 6 % de croissance, cette cotisation au REER atteint 42 919 $. À la retraite, si elle retire à un taux effectif de 20 %, elle conserve 34 335 $ après impôt.
Si elle avait mis les mêmes 10 000 $ dans son CELI (sans remboursement à réinvestir), ça croît au même 42 919 $—mais elle garde chaque sou. Le REER gagne ici grâce au réinvestissement du remboursement : 34 335 $ + 13 535 $ (le remboursement réinvesti grandi dans le CELI) = 47 870 $ au total vs 42 919 $.
Étape 3 : Après avoir maximisé les deux, utilisez le compte imposable judicieusement
Une fois vos REER et CELI maximisés (félicitations, en passant—c'est un beau problème à avoir), votre compte non enregistré est la prochaine étape. Mais ce que vous y détenez compte :
- Actions canadiennes à dividendes : Bénéficient du crédit d'impôt pour dividendes, rendant le taux effectif plus bas que sur le revenu d'emploi
- Actions de croissance : Les gains en capital ne sont imposables qu'à 50 %—et vous contrôlez quand les déclencher
- Placements à intérêt : Pleinement imposés comme revenu—mieux détenus dans les comptes enregistrés
L'emplacement des actifs compte : Mettez vos obligations et CPG dans votre REER (où les intérêts sont à l'abri). Mettez vos actions de croissance et vos dividendes canadiens dans le compte imposable (où ils bénéficient d'un traitement fiscal préférentiel). Votre CELI est flexible—utilisez-le pour ce qui a la croissance attendue la plus élevée, puisque tout est libre d'impôt.
La répartition selon le niveau de revenu
Voici un cadre général, bien que votre situation puisse différer :
| Tranche de revenu | Ordre de priorité | Pourquoi |
|---|---|---|
| Moins de 55 000 $ | Contrepartie → CELI → REER | Taux marginal bas, la déduction REER vaut moins; gardez les droits pour les années à revenu élevé |
| 55 000 $ – 110 000 $ | Contrepartie → REER → CELI | Tranche significative; la déduction REER donne un bon remboursement |
| 110 000 $ – 170 000 $ | Contrepartie → REER → CELI → Imposable | Tranche élevée; maximisez le REER d'abord pour une plus grande déduction |
| Plus de 170 000 $ | Contrepartie → REER → CELI → Imposable (dividendes/croissance) | Tranche maximale; chaque dollar à l'abri économise plus de 50 cents d'impôt |
Erreurs courantes à éviter
- Dépenser le remboursement REER : Le REER ne bat le CELI que si vous réinvestissez le remboursement. Le dépenser en vacances ou un nouveau téléviseur défait le but.
- Ignorer les droits REER dans les années à faible revenu : Si vous gagnez 40 000 $, cette déduction REER ne vous économise peut-être que 20 cents par dollar. Accumulez les droits et utilisez-les quand vous gagnerez plus.
- Détenir des CPG dans un compte imposable : Les intérêts sont imposés à votre taux marginal complet. Transférez-les dans votre REER ou CELI.
- Oublier la SV : De gros retraits du FERR à la retraite peuvent déclencher la récupération de la SV. Une stratégie de décaissement du REER dans la soixantaine peut aider à l'éviter.
- Ne pas coordonner avec votre conjoint : Les REER de conjoint et le fractionnement du revenu de pension peuvent économiser des milliers en impôts combinés.
Comment Talk Through Wealth vous aide
Déterminer la répartition optimale entre les comptes n'est pas une décision ponctuelle—ça change à mesure que votre revenu, votre tranche d'imposition et vos circonstances de vie évoluent. Talk Through Wealth vous aide à :
- Modéliser différentes répartitions de cotisations entre REER, CELI et comptes imposables
- Voir le revenu de retraite après impôt de chaque scénario
- Tenir compte de la contrepartie de l'employeur et des taux d'imposition provinciaux
- Planifier le moment du décaissement du REER pour minimiser la récupération de la SV
- Coordonner avec les stratégies conjugales pour une optimisation au niveau du ménage
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